Publié par : m2museologie | 01/11/2010

L’Hôtel-Dieu à l’épreuve de la presse lyonnaise

Cet article a comme objectif de montrer comment la presse lyonnaise a abordé le thème de la création d’un musée de la santé et du devenir de l’Hôtel-Dieu à Lyon. Nous avons choisi de nous concentrer sur deux revues et un journal hebdomadaire – Lyon Capitale, Lyon Mag et Les potins d’Angèle –  pour cette raison, cet article sera divisé en trois paragraphes, chacun dédié à un journal. Nous essaierons de donner un cadre synthétique de tout ce que nous avons pu apprendre de ces différents journaux, en proposant un point de vue et une analyse qui synthétisent les études et les réflexions sur ce sujet.

01. LYON CAPITALE

Afin de présenter les positions que Lyon Capitale propose à ses lecteurs, il faut commencer avec des articles qu’on peut récupérer sur le site de la revue à partir du début janvier 2009. En effet, Lyon Capitale annonce à ses lecteurs que, en 2011, la médecine va quitter l’Hôtel-Dieu[1]. Dans cet article, on proclame que « L’Hôtel-Dieu ne sera plus un centre de soins médicaux »[2] et la raison principale est de nature économique, en libérant, en cette façons, 7500 m2 lesquelles seront requalifiés selon un programme qui sera présenté en juillet 2009 par le Grand Lyon. Dans le mois successifs, les lecteurs de la revue suivent tous les passages qui contribuent à l’éloignement de la médecine de l’Hôtel-Dieu[3] : la revue communique que maternité, gynécologie et dermatologie sont transférées en autres hôpitaux.

Le 4 mai 2009[4] Lyon Capitale dédie un article à la question relatif à la restauration de la chapelle de l’Hôtel-Dieu : la revue décrit que les 500.000 euro prévus pour cette restauration seront, au contraire, donnés à une autre projet, c’est-à-dire la conservation des bâtiments de la Grande Chartreuse.

Ainsi, les lecteurs ont appris que l’Hôtel-Dieu va s’éloigner de sa propre fonction médicale, on ouvrant une nouvelle époque pour cette bâtiment. Pour cette raison, je signale l’article du 4 aout 2009[5], dans lequel Lyon Capitale valorise le «Collectif Hôtel Dieu» qui milite pour la création d’un centre de promotion de la santé à l’Hôtel-Dieu. Le collectif, qui regroupe associations féministes, syndicats, groupes politiques et professionnels de l’Hôtel-Dieu, s’est créé en mai 2009 pour exercer un droit d’alerte et faire entendre des revendications que la revue Lyon Capitale souligne avec des articles au début de septembre 2009. Avec l’article sous cité et un autre article[6], la revue supporte le collectif. Je trouve déterminants la défense de la valeur symbolique de l’ancien hôpital et le fait que cette pétition a été signée par des médecins, des philosophes et des journalistes. C’est évident, en cette façon, comme les lecteurs sont mis en face à un valeur symbolique de l’Hôtel-Dieu et à son rôle comme lien sociale. A mon avis, les articles synthétisent bien la mission du Collectif : défendre les valeur et le symbole qui sont incarnés par l’ancien hôpital.

En décembre[7] un nouveau groupe se fait connaitre sur le pages de Lyon Capitale : « Lyon démocrate », c’est-à-dire un groupe d’opposition qui affirme son attachement à une réelle ouverture aux Lyonnais de ce lieu symbolique et avance deux propositions. La première est de transformer l’hôpital en un lieu prestigieux pour l’université lyonnaise (l’hypothèse est celle d’un campus) et la deuxième est celle d’accueillir le Musée des Confluences.

En janvier, on découvre qu’il y a 5 dossiers en compétition pour le projet de l’Hôtel-Dieu[8]. Cet article a son importance vu que il explique que les dossiers ont été sélectionnées pour poursuivre plus loin dans le projet de réaménagement de l’Hôtel-Dieu. La caractéristique, la plus important de mon point de vue, est donnée par la composition interne des 5 équipes : investisseur, deux architectes et une chaine hôtelière de luxe. C’est déterminant, pour les lyonnais, savoir tout ce que l’article expose parce que il y a des grands différentiation entre ce qu’il se passe avec cette décision relative aux 5 équipe et le projet initial du 2008, où Gérard Collomb avait souligné le respect de la tradition de ce bâtiment, très lié à la ville de Lyon. « Mais en septembre 2009, le projet était exclusivement voué au rayonnement international de la ville. Le vieil hôpital de centre-ville devait abriter hôtel de luxe, boutiques, restos et bureaux haut de gamme. Denis Broliquier, maire (droite) du 2ème arrondissement, n’avait pas manqué de rappeler que c’est avec l’argent des Lyonnais que l’Hôtel-Dieu avait été bâti pour les plus pauvres »[9].

En ce qui concerne les 5 candidats retenus,  l’un  des groupes (Norbert Dentrenssangle) s’est désisté, laissant ainsi la place aux quatre autres: Aerium Properties et les hôtels Fairmont, Eiffage associé à l’hôtelier Intercontinental, ING Convergence et Four Seasons, et Nexity couplé à Hyatt International.

Ensuite, Lyon Capitale récupère le projet de l’Hôtel-Dieu avec un article très emblématique du 7 juin 2010[10]. Avec cet article la revue souligne la nouveauté du projet du centre de promotion de la santé avec des mots très clairs et forts : ‘c’est projet a toutes ses chances’, en utilisant les mots de Alain Chabrolle, conseiller régional, chargé du dossier. La chance viens directement de la indignation de la société civile et de la vie associative, unis pour un Pôle de Promotion de la Santé et du Bien-Etre à l’Hôtel-Dieu : l’article affirme que l’engagement des membres du Collectif semble porter des fruits. Et, en cette manière, les lecteurs ont vérifié que l’engagement actif pour la transformation du bâtiment en quelque chose lié à la santé peut avoir de la chance. Le Collectif est aguerri parce que le projet est plein d’inventivité pour un site emblématique en termes de médecine et de qualité de vie. Et voilà que le lecteurs lisent que la communauté de Lyon et de sa région est actif et présente dans la transformation de l’Hôtel-Dieu.

Successivement, la revue rend visible[11] les choix du comité de pilotage pour l’appel à projets de reconversion de l’Hôtel-Dieu. L’article est très clair, en déclarant que le choix sera entra Hyatt et Eiffage, et il dédie aussi une partie au marie divers droite du 2e arrondissement qui avait refusé de prendre part au vote, en se mettant contre Gérard Collomb et à sa méthode[12]. En effet, Denis Broliquier regrette l’absence de consultation sur la question et, s’opposant à la transformation des lieux en palace, il suggère la mise en place d’un musée de la santé, voir même l’installation de locaux universitaires. La question de l’opérateur privé est cruciale mais c’est le destin de l’Hôtel-Dieu qui intéresse les Lyonnais et donc Lyon Capitale, surtout après l’appel du cardinal Barbarin, archevêque de Lyon intervenu dans le débat.

Très utile pour la compréhension de tous les protagoniste du débat, Lyon Capitale donne à ses lecteurs un article pour préciser l’appel du cardinal Barbarin[13] et, en effet, l’archevêque de Lyon défend et souligne l’humanisme et la santé qui sont liés à l’Hôtel-Dieu. Le journaliste propose le discours que Mgr Barbarin a tenu pour convaincre le maire de Lyon à faire attention aux aspects liés à la santé, à la santé des pauvres, à l’humanisme. Le discours de Mgr Barbarin a été évidement un renfort de poids pour les opposants au projet municipal, synthétisé dans la personne de Gérard Collomb.

C’est plus tard, après le relance du débat par Mgr Barbarin et surtout avec un article du 11 octobre[14] que Lyon Capitale anime la presse, en proposant nombreux interventions, de Nora Berra à Thierry Philip, de René Mornex à Jean-Francois Vallette. Beaucoup de voix s’élèvent pour que soit mieux considérée la dimension de la santé et du social, en proposant aux lecteurs une grande variété des intervention[15].

Avec l’article du 27 octobre Lyon Capitale enfonce l’épée: Marine Badoux ne laisse rien à l’imagination des lecteurs et, à la fin de son article, elle va terminer en disant que «c’est bien Collomb qu’il s’agit de convaincre. Maire de Lyon et président du Grand Lyon, ainsi que des HCL, sa voix pèsera lourd dans la balance. Pour ne pas dire qu’il décidera seul» [16]. Et aussi, l’article du jour après[17] souligne tout ce qui a été écrit avant, c’est-à-dire la possibilité de sauver la vocation humaniste de l’Hôtel-Dieu, contre des investissements privés favorisés par Gérard Collomb. Dans cet article, la journaliste reporte les mots du maire du 2eme arrondissement de Lyon, lequel souhaite que Gérard Collomb change d’avis et qu’il attribue des financements publics aux projets de musée et de pôle régional de promotion de la santé.

Le 29 octobre les lyonnais apprennent de Lyon Capitale[18] que Gérard Collomb a choisi l’operateur Eiffage/Intercontinental, mais reste à voir si Eiffage fera une place au musée de la santé comme le groupe de BTP l’avait laissé entendre. C’est pour cette raison que Broliquier, le jour avant, avait déclaré qu’il faut obtenir des garanties auprès des investisseurs. Au même temps, Lyon Capitale déclare qu’Effige emporte un projet plus humaniste, un projet qui ravit beaucoup de personnes.

Bref, la décision a été prise et le nouvel Hôtel-Dieu aura trois vocations, en lisant Lyon Capitale. L’aspect d’ouverture à la science, au dialogue avec le centre de conventions et le musée est un des trois, avec la préoccupation d’accueillir des touristes et une clientèle haut de gamme (deuxième) et la préoccupation d’accueillir commerces moyenne gamme en rez-de-chaussée, des jardins botaniques, cafés et terrasses de restaurant (troisième).

Le même jour, le 29 octobre, Lyon Capitale publie aussi sur le site un autre article[19], qui sera proposé dans la revue de novembre, avec des autres articles. Le titre est déjà emblématique et les trois sondages, que le lecteur retrouve à la fin de l’article, soulignent ce que le titre a notablement marqué. En effet l’article annonce que des sondages, faits par Opinion Way pour Lyon Capitale, confirment que le maire de Lyon n’a pas convaincu les Lyonnais, au contraire ils s’opposent aux principaux projets de Gérard Collomb. En omettant la question du Grand Stade, ce qu’on évince est que les lyonnais s’opposent à l’idée des confier l’Hôtel-Dieu à un opérateur privé et ils sont déterminés à consacrer l’Hôtel-Dieu à un engagement dans le monde de la Santé. Dans l’enquête Avis de tempête sur l’Hôtel-Dieu que on peut trouver dans la revue de Novembre 2010, Marine Badoux et Raphael Ruffier-Fossoul écrivent que « le cardinal Barbarin a fait mouche : 82% des sondés soutiennent son initiative, qui a tant énervé le maire de Lyon ![…]A moins de s’enfermer dans sa tour d’ivoire, barricadé avec les membres de son cabinet, Gérard Collomb sera sans doute, cette fois, obligé d’en tenir compte. Il est pour l’instant resté sourd à l’intervention du cardinal. Comme aux 15000 signatures sur les deux pétitions qui, depuis le printemps dernier, réclament l’une la conservation du musée des HCL, l’autre la création d’un pôle innovant autour de la santé et du bien-être. [… Mais] en confiant le bâtiment à un opérateur privé, Collomb s’est donc enlevé une épine du pied. En le destinant au luxe, il espère ‘booster’ le quartier Grolée voisin qui tourne au fiasco. Mais les lieux ont une histoire, et le lyonnais de la mémoire »[20], même si le slogan d’Eiffage est ‘continuer 14 siècles d’histoire’.

02. LES POTINS D’ANGELE

La chose la plus marquante du journal Les Potins d’Angèle (LPA) est, sans doute, sa sagacité et son ironie, fortement synthétisées dans les illustrations humoristiques que nous retrouvons souvent à côté des articles. Par exemple, si nous regardons le LPA du 10 septembre 2009[21], nous retrouvons une illustration amusante et explicite dans laquelle l’Hôtel-Dieu est représenté avec deux bras et un miroir tenu par une main, il se regarde et affirme : « Il faut d’abord que je me refasse une beauté, je suis pas présentable ». A côté de lui nous voit un investisseur  lui disant qu’il peut lui donner 100 millions d’euros pour le rénover.

            Cette illustration et l’article servent à expliquer aux lecteurs la pétition pour la création d’un centre de promotion de la santé à l’Hôtel-Dieu,  pétition opposée à ce que le LPA appelle ‘des rêves de luxe de Gérard Collomb’, en mettant le lecteur face à une dualité très claire. Avec cette illustration et cet article, nous pouvons déjà comprendre l’attitude du LPA qui oppose la pétition, le public, la volonté de sauvegarder l’humanisme et la santé aux intentions du maire de Lyon, à l’hôtel de luxe que Collomb même propose ainsi qu’au privé. Le LPA met l’accent également sur le fait que la pétition a le mérite de poser des questions pour tenter de lancer un débat public sur l’avenir de l’Hôtel-Dieu.

            Le LPA du 1 octobre 2009[22] aborde la question de l’Hôtel-Dieu en avançant des critiques au maire de Lyon. L’article montre aux Lyonnais l’importance du bâtiment comme lieu emblématique dans le cœur de la ville, en soulignant aussi le nombre de Lyonnais qui sont nés dans l’Hôtel-Dieu. La sagacité du journaliste arrive aussi à déclarer que tout ça ne suffit pas pour demander aux citoyens leur avis. En effet, dans l’article les lecteurs découvrent ironiquement que le futur de l’Hôtel-Dieu consiste seulement à devenir un petit hôtel, un hôtel moyen ou un grand hôtel.

            Le LPA attaque de nouveau le 23 décembre 2009[23]. En effet, selon le journaliste il s’agit uniquement de satisfaire les gouts de luxe de Gérard Collomb  pour la requalification de l’Hôtel-Dieu. En outre, l’ironie retrouve toujours sa place quand le journaliste nous déclare que la vision de Gérard Collomb est toujours celle de rendre aux Lyonnais ce site emblématique de la presqu’ile.

            Dans le mois de mars 2010[24], le LPA propose une illustration dans laquelle nous pouvons voir René Mornex avec une radiographie dans ses mains et derrière lui Gérard Collomb tenant, au contraire, des fiches de Louis Vuitton, Chanel et Dior. Le titre de l’illustration est : ‘un musée des vieilleries médicales’. Le message pour les lecteurs est très visible. Dans l’article, Alexandre Buisine explique l’intervention de René Mornex dans le débat relatif à l’Hôtel-Dieu, en présentant la question avec la ‘force tranquille’ que le journaliste donne au caractère de Mornex même. Mais le journaliste est toujours prêt à attaquer et il déclare que le projet ne sera jamais retenu sans l’aval de Gérard Collomb qui est toujours lié à des questions de budget. A la fin de l’article nous retrouvons un paragraphe dédié à ‘un reflet de l’humanisme lyonnais’ qui, c’est évident, valorise la pensée de Mornex, en soulignant la valeur de l’humanisme et le symbolisme de l’Hôtel-Dieu.

            Le 25 mars 2010[25], le LPA se concentre sur la décision de Gérard Collomb de donner un calendrier restreint pour en dessiner l’avenir de l’Hôtel-Dieu. Le journaliste, toujours Alexandre Buisine, s’efforce de décrire aux lecteurs les possibilités, surtout le musée de la santé et le pôle régional de promotion de la santé, en finissant l’article avec les présentations que chaque promoteur doit faire. Le 22 avril 2010 le LPA publie un article[26] sur la question du partenariat public-privé pour l’Hôtel-Dieu et le 6 mai[27] le journal souligne l’intervention de l’Ordre des médecins dans le cas de l’Hôtel-Dieu, montrant de la sorte le dynamisme effectif concernant  le futur de l’Hôtel-Dieu.

            Le 3 juin 2010, Alexandre Buisine signe un article[28] très emblématique, dans lequel on retrouve que l’idée de consacrer l’Hôtel-Dieu à la santé est née hors de sentiers officiels. En effet cette idée est née d’une pétition lancée l’été précédent. « Là où les initiateurs ont pu rencontrer une certaine défiance, notamment du côté de la mairie, on indique désormais aux opérateurs qu’ils ont tout intérêt à bien intégrer ce projet s’ils souhaitent être retenus pour piloter le devenir de l’Hôtel-Dieu »[29]

            Le LPA continue son articulation du cas de l’Hôtel-Dieu en proposant un article[30] dédié à l’hommage que fera le monde médical afin de  transmettre ses adieux à l’Hôtel-Dieu. L’hommage, prévu pour le 23 octobre 2010, est délinéé dans l’article et est exposé comme « une démonstration de force d’un milieu de la santé que d’aucuns ont pu trouver relativement absent du débat sur le devenir de l’Hôtel-Dieu ».

            Le 16 septembre 2010[31] le LPA consacre l’article sur l’Hôtel-Dieu à deux collections dédiées à la santé, à savoir celles des Hospices civils de Lyon et  du Musée dentaire ; l’article est titré : ‘Musée de la santé : du plus connu au plus pointu’. Il est évident que l’humour de ces illustrations vient  souligner l’accumulation et l’extrême savoir minutieux que ces directeurs ont de leur musée. En montrant ainsi, à mon avis,  l’ennui et l’accumulation importante d’objets qui habitent ces musées.

            L’ironie intervient chez LPA avec l’article du 23 septembre[32], en ouvrant avec cette phrase : « Quelle efficacité, tout de même ! ». Le journaliste fait référence au choix du nom de l’opérateur qui sera choisi pour l’Hôtel-Dieu, vu que le comité de pilotage s’est réuni pour auditionner les cinq operateurs en lice.

Le dernier article que nous proposons est celui du 30 septembre 2010[33] lequel débute avec le même questionnement, à savoir le leitmotiv de Gérard Collomb de donner l’Hôtel-Dieu aux Lyonnais. Si le maire a effectivement l’intention de confier le bâtiment aux lyonnais, alors pourquoi donne-t-il l’impression de conserver la santé dans le luxe et les paillette ? Il s’agit d’une question polémique que le journaliste adresse aussi à ses lecteurs.

J’aimerai terminer le paragraphe dédié au LPA avec une illustration apparue dans le journal hebdomadaire du 4 novembre[34], après tout le débat proposé supra en exposant Lyon Capitale. Dans l’illustration nous pouvons voir Gérard Collomb disant ‘Mon projet socialiste pour les Lyonnais’ tandis qu’il tiens dans sa main une fiche sur laquelle est dessiné l’Hôtel-Dieu comme un Hôtel à cinq étoiles et une écriture ‘Garanti sans argent public’. Le rêve de Gérard Collomb devient réalité et le luxe aura soin de la médecine.

03. LYONMAG

 

            Comme Lyon Capitale, Lyon Mag est une revue mensuelle strictement liée à la ville de Lyon et, vu son statut, elle s’est occupé de l’Hôtel-Dieu et de sa transformation. Dans le première article[35] que nous pouvons trouver sur le site de la revue, on voie immédiatement come Lyon Mag souligne la valeur et la symbolicité du bâtiment de l’Hôtel-Dieu, un des lieux les plus représentatifs de la ville de Lyon, situé dans le cœur de la presqu’ile. L’article souligne comme cet monument lyonnais  a été toujours consacré à la bienfaisance et comme, au contraire, il va faire peau neuve. La revue met l’accent sur les tensions entre intérêts privés et le projet collectif. C’est intéressant, tout d’abord, regarder comme la revue propose la question à ses lecteurs : l’article indique que les dossiers présentés incluent le concours de deux architectes, dont un conservateur du patrimoine. Je trouve cette décision de montrer la composition des dossier très utile pour avoir un regard complet sur la question, en savant qu’il y aura aussi des professionnels de l’urbanistique et du patrimoine qui s’occuperont de l’Hôtel-Dieu. Après, l’article montre les positions du mairie du 2eme arrondissement, déjà traités dans les autre deux paragraphes, en les mettant avec la pensée de Michel Lussault, le président du pôle de recherche et d’enseignement supérieur université de Lyon, qui ne masque pas son enthousiasme à l’évocation de la possibilité d’une mutualisation sur le site de l’Hôtel Dieu des trois musées médicaux lyonnais, en imaginant aussi un pôle de recherche et d’enseignement supérieur, des services centraux, une salle des soutenance de thèse et d’organisation de séminaires scientifiques, des salles de réception, une salle des conseils, et le service des études doctorales. En traitant la question, c’est évident que on n’est pas en train de parler d’une perte d’identité historique mais de faire continuer à vivre, hors médecine opérationnelle, l’Hôtel-Dieu, vu que à la fin du 2010 plus rien ne rapprochera de près ou de loin le lieu avec l’activité médicale.

 La question cruciale du choix a été déjà délinée dans les autres deux paragraphes et donc nous passons à la conclusion de ce premier article proposé par Lyon Mag, que je retiens très indicatif pour exposer la pensée de la revue : « Le vieux monument lyonnais dessine son futur à double enjeu : commercial et patrimonial. Un test grandeur nature, qui recouvre toutes les problématiques de l’urbanisation à la lyonnaise : proximité fluviale, conservation et développement. Nul doute que la réussite du projet de l’Hôtel Dieu sera déterminante dans le processus d’urbanisme local et qu’il pourrait devenir un référent s’il emporte la concorde de tous les acteurs locaux »[36].

            Avec l’article Une pétition remise jeudi à Gérard Collomb[37], Lyon Mag dénonce la force de la pétition, qui compte 4000 signatures, pour la création d’un musée de la santé dans l’Hôtel-Dieu et la met en relation avec une autre pétition pour le projet de Pôle régional de promotion de la santé publique, portée par une quinzaine de structures associatives.

            Le 30 septembre 2010, Lyon Mag fait apparaitre un interview[38] du mairie du 2eme arrondissement, Denis Broliquier, un « membre du comité de pilotage [qui] craint que le lieu soit cédé, au rabais, aux grandes enseignes commerciales ». Dans l’interview, les lyonnais  découvrent que Denis Broliquier a été le seul à s’opposer au comité de pilotage et que, dans ces jours-là, il ne pensait pas qu’il fallait s’attendre à des surprises, car cinq groupes d’investisseurs internationaux auraient été sélectionnés et que Gérard Collomb avait déjà en tête le projet qu’il souhaite faire sortir. Denis Broliquier souligne que le bâtiment de l’Hôtel-Dieu est un bâtiment emblématique, ancien, situé dans un cadre exceptionnel avec une histoire et un lien particulier avec l’esprit lyonnais. Il se montre surpris de la précipitation du comité de pilotage et, il ajoute,  dans les faits, c’est un homme qui décide tout seul de ce qu’il veut faire de l’Hôtel-Dieu , Gérard Collomb. Les lecteurs alors comprennent que dans le comité de pilotage il y a des tensions, en avant à son intérieur un voix de contraposition très fort pour ce qui concerne la méthode e les contenus.  Denis Broliquier continue en affirmant qu’il n’est pas contre tout le projet, mais il voit le problème sur le libre mouvement qui est laissé aux promoteurs immobiliers. C’est logique, pour le maire du 2eme, qu’on va risquer d’avoir un hypermarché, de la restauration rapide ou un hôtel de luxe et c’est pour ces questions que Denis Broliquier veut que l’Hôtel-Dieu prend un empreinte lié à la santé, pas à un vision de luxe. La peur, la plus grande, de Broliquier est celle que le grand dôme et l’ensemble du bâtiment soient transformés en centre commercial classique, à cause surtout d’une absence alarmante de réflexion sur la démarche, sur ce que l’on a envie de faire à l’Hôtel-Dieu. Il dénonce la logique, l’unique à son avis, que soutiens tout : la logique financière. Il attend, donc, avant de porter un jugement définitif, de voir ce que les promoteurs vont proposer et, peut-être, sortiront-ils des projets très intéressants, mais l’équation parait difficile, à son avis. En outre, avec la crainte pour un centre commercial dans l’Hôtel-Dieu, il souligne qu’il y a un vrai problème de fond parce que on ne monte pas une politique urbanistique uniquement avec des centres commerciaux ; il affirme que on ne fait pas de l’urbanisme avec du commerce, mais qu’il faut intégrer le commerce au projet si le besoin s’en fait sentir.

Vers la fin de l’article, nous pouvons lire le choix qui va prendre Broliquier si les dossiers présentés ne respectent l’esprit de l’Hôtel-Dieu : il se retirera du comité de pilotage, parce qu’il ne cautionnera pas, en tant que Lyonnais, un projet qui dénature l’Hôtel-Dieu. Et à la fin il déclare qu’il espère que le seul homme décisionnaire, Gérard Collomb, fera le bon choix.

Le 2 octobre 2010[39] les lecteurs de Lyon Mag découvrent que ce sont seulement deux les projets qui restent en course : Eiffage associé à l’hôtelier Intercontinental et Nexity couplé à Hyatt International. Gérard Collomb justifie la décision en disant que ceux deux groupements sont ceux qui touchent le moins au bâtiment et conservent son esprit général.

Nexity, avec son slogan ‘Sobriété, Prestige et Continuum’, entend ouvrir l’Hôtel-Dieu pour créer une vaste traboule[40]. En revanche, Eiffage a comme mission l’ouverture de l’Hôtel-Dieu sur le quartier et il dénonce comme le bâtiment est devenu l’un des emblèmes de la ville, même si il n’est pas un lieu de promenade. Pour cette question, Eiffage entend lui conférer cette caractéristique[41].

De toute façons, il est sûr qu’il n’y aura plus aucun acte médical dans l’Hôtel-Dieu et seul le musée devrait être conservé dans tous les cas: 1000m² pour Nexity, 4000 pour Eiffage. Le rénovateur sera définitivement choisi en décembre et le début des travaux est prévu en 2012 pour une livraison finale à l’horizon 2014-2016. Un chose à souligne : Lyon Mag écrit qu’il y a été une grande participation de fonds public à ce projet, symbolisée par les plus d’un millier de lettres qui réclament de conserver l’esprit du lieu, envoyées au maire du 2eme arrondissement.

Le 4 octobre 2010[42] Lyon Mag annonce à ses lecteurs que la droite lyonnaise a réagi à l’affinage des projets de l’Hôtel-Dieu, en disant que l’unique but des travaux est celui de construire un grand Hôtel et des magasins de luxe. C’est évident comme Collomb sacrifie l’humanisme lyonnais sur l’autel de l’argent, selon la droite lyonnaise. Ce n’est pas seulement une question d’hôtellerie, mais aussi un manque d’ambition concernant le maintien d’une activité santé, hors projet muséal, au sein du bâtiment.

Du côté du groupe d’opposition municipale « Ensemble pour Lyon », les griefs sont similaires. En effet, alors que la vocation initiale de l’Hôtel-Dieu était de venir en aide aux pauvres de la ville de Lyon, voilà que le Maire socialiste de Lyon veut en faire un temple du luxe.  Michel Havard, participant du groupe, regrette que « les Lyonnais et les Lyonnaises » soient « absent du processus de décision »[43] sur l’avenir du site. Phrase qui a beaucoup de syntonie avec les mots du cardinal Barbarin, mots qui nous avons déjà traités avant, vu que aussi l’archevêque de Lyon souviens à Collomb qui n’a pas été élu pour décider tout seul.

Et voilà le baroud d’honneur de Denis Broliquier[44], pour Lyon Mag. Les derniers mots du président de Lyon Divers Droite sont les suivants : ne pas abandonner l’Hôtel-Dieu aux investisseur. Le but de Denis Broliquier est évidemment l’opinion publique, vu que les décisions ont déjà été prises : l’Hôtel-Dieu, lieu de charité et porte-étendard de la médecine lyonnaise, accueillera en son sein, après près de neuf siècles dédiés aux soins, d’autres activités. Activités hôtelières, commerciales et tertiaires. Mais Lyon Mag n’est pas si sûr que tous les aspect liés à la médicine quitteront le bâtiment, car les deux projets retenus prévoient de garder une partie du volume pour le dédier au soin. Mais pour le maire du 2eme arrondissement c’est l’activité de soin qui a fait les frais pour la rapidité et la volonté de se débarrasser de l’Hôtel-Dieu. Broliquier demande, alors, des garanties à l’investisseur et deux pistes de réflexion pourraient permettre de repenser l’exploitation du site, en y incluant l’obligation du maintien d’une activité de santé.

La première est la responsabilité de la ville de Lyon de trouver des moyens et, donc, en encourageant les investisseur publics et privés. La seconde prévoit de rajouter quelques lignes au cahier des charges de l’exploitant, en particulier sur l’obligation de conserver sur l’ensemble du volume une activité de soin. Denis Broiliquier annonce que sa bataille est dédié au triptyque ‘Santé, solidarité, intelligence’. Mots très claires pour tous les lecteurs.

            Le 29 octobre 2010, Lyon Mag publie deux articles[45] pour rendre visible le choix du nom de l’investisseur pour l’Hôtel-Dieu. C’est Eiffage, au dépens de Nexity, comme nous avons déjà vu, l’investisseur qui a été retenu adapte pour changer l’historique hôpital lyonnais[46]. Lyon Mag affirme, en rapportant le mot de Gérard Collomb, que le choix de l’operateur a été dicté par le projet présenté, car Eiffage respecte le plus l’esprit du lieu. En plus Lyon Mag signale les mots du président d’Eiffage, Michel Gostoli, lequel a déclaré le vouloir de l’operateur est celui de rendre les Lyonnais fiers et heureux en regardant l’Hôtel-Dieu.

            L’article montre comme l’Hôtel-Dieu sera transformé et, surement, pour les lyonnais la chose la plus importante est donnée par l’ouverture du grand dôme, avec une grande sculpture très légère en fibre de verre qui le garnira. Le petit Dôme, dans son intérieur, verra un centre de convention et il est prévu aussi un auditorium de 300 à 500 personnes.

            Les lyonnais sont aussi informés sur la question du musée, pour lequel beaucoup de personnalités ont lutté : le site du musée conservera le même volume, tout en gardant la possibilité de l’agrandir de long de la chapelle. L’unique question reste la recherche des financements pour faire vivre le musée, le pôle de santé, ou encore les universités.

            Mais, quand tout semble être décis et définitif, le collectif « Hôtel-Dieu », au contraire, ne laisse pas son idéal et retourne sur le pages de Lyon Mag le 4 novembre 2010[47]. Avec plus de 10.000 signataires via sa pétition, le collectif se met en relation avec Eiffage pour maintenir en vie le projet de pôle régional de promotion de la santé, que le collectif souhaite implanter à l’Hôtel-Dieu. Et tout ça signifie vraiment n’abandonner par l’Hôtel-Dieu, en prolongeant l’identité de l’Hôtel-Dieu au 21ème siècle.


[1] Lyon Capitale, L’Hôtel-Dieu n’accueillera plus de patients, 28/01/2009.

[2] Ibidem, L’Hôtel-Dieu n’accueillera plus de patients, 28/01/2009.

[3] Ibidem, L’Hôtel-Dieu n’accueillera plus les naissances, 27/04/2009 ; Santé : Le transfert d’activité se poursuit à l’Hôtel-Dieu, 30/04/2009.

[4] Ibidem, La restauration de la chapelle de l’Hôtel-Dieu annulée, 04/05/2009.

[5] Ibidem, Pétition pour la défense de l’Hôtel-Dieu, 0470872009.

[6] Ibidem, Pour quelques étoiles, Lyon va perdre son centre IVG, 08/10/2009.

[7] Ibidem, Hôtel-Dieu : les propositions du MoDem à Collomb, 10/12/2009.

[8] Ibidem, 5 dossiers en compétition pour l’Hotel-Dieu, 26/01/2010.

[9] Ibidem.

[10] Ibidem, Marine Badoux, Hôtel-Dieu : «Le pôle de Promotion de la Santé a toutes ses chances», 07/06/2010.

[11] Ibidem, Marine Badoux, Hôtel-Dieu : le choix sera entre Hyatt et Intercontinental, 02/10/2010.

[12] A ce propos, c’est très intéressant un podcast que Lyon Capitale a publié le 1 octobre 2010, Hôtel-Dieu : Denis Broliquier préfère l’Université au palace.

[13] Ibidem, Fabien Fournier, Mgr Barbarin relance le débat sur l’Hôtel-Dieu, 05/10/2010.

[14] Ibidem, Lucie Blanchard, Fabien Fournier Hôtel-Dieu : que veulent-ils en faire ?, 11/10/2010.

[15] C’est intéressant aussi voir des  commentaires aux articles. Surtout un commentaire publié le 12/10/2010 dans lequel on peut lire que « personnellement, je ne pense pas qu’un musée ‘médical’ intéressera les lyonnais et les touristes. Cela parait bien trop spécialisé et ce n’est pas la préoccupation de notre époque même si c’est un domaine en plein essor. A mon avis, un musée des sciences de l’Homme serait une idée intéressant en plein centre de Lyon ».

[16] Ibidem, Marine Badoux, Hyatt, l’enseigne qui fait rêver Collomb, 27/10/2010.

[17] Ibidem, Marine Badoux, Broliquier interpelle Collomb sur l’Hôtel-Dieu, 28/10/2010.

[18] Ibidem, Eiffage/Intercontinental pour rénover l’Hôtel-Dieu, 29/10/2010.

[19] Ibidem, Raphael Ruffier-Fossoul, Grand stade, Hôtel-Dieu : Les Lyonnais disent non à Collomb, 29/10/2010.

[20] Ibidem, Marine Badoux, Raphael Ruffier-Fossoul, Avis de tempête sur l’Hôtel-Dieu, Novembre 2010, n. 694, p. 41.

[21] Les Potins d’Angèle, Alexandre Buisine, Hôtel-Dieu : du projet chic à la pétition ad hoc, 10-16 septembre 2009.

[22] Ibidem, Alexandre Buisine, A l’Hôtel-Dieu, la concertation ce ne serait pas du luxe, 1-7 octobre 2009.

[23] Ibidem, Alexandre Buisine, Drôle d’accouchement à l’Hôtel-Dieu, 23 decembre 2009 – 6 janvier 2010.

[24] Ibidem, Alexandre Buisine, Hôtel-Dieu : pour «  son » musée Mornex garde la santé, 18-24 mars 2010.

[25] Ibidem, Alexandre Buisine, En Avril, les projets pour l’Hôtel-Dieu (se) défilent, 25-31 mars 2010.

[26] Ibidem, Alexandre Buisine, Hôtel-Dieu: Collomb invité au partenariat public-privé, 22-28 mars 2010.

[27] Ibidem, Alexandre Buisine, Un peu d’Ordre à l’Hôtel-Dieu, 6-19 mai 2010.

[28] Ibidem, Alexandre Buisine, Hôtel-Dieu : santé !, 3-9 juin 2010.

[29] Ibidem.

[30] Ibidem, Alexandre Buisine, Le monde médical au chevet de l’Hôtel-Dieu, 9-15 septembre 2010.

[31] Ibidem, Alexandre Buisine, Musée de la santé: du plus connu au plus pointu, 16-22 septembre 2010.

[32] Ibidem, Alexandre Buisine, Hôtel-Dieu : on sera fixé le 1er, 23-29 septembre 2010.

[33] Ibidem, Alexandre Buisine, A l’Hôtel-Dieu, chacun dévoile ses soutiens, 30 septembre-5 octobre 2010.

[34] Ibidem, Alexandre Buisine, Hôtel-Dieu : Eiffage en prend pour un bail, 4-10 novembre 2010.

[35] LyonMag, Les projets de réhabilitation de l’Hôtel-Dieu sélectionnés, 26/10/2010.

[36] Ibidem.

[37] Ibidem, Une pétition remise jeudi à Gérard Collomb, 15/07/2010.

[38] Ibidem, Hôtel-Dieu : les craintes de Denis Broliquier, 30/09/2010.

[39] Ibidem, L’Hôtel-Dieu est toujours dans le flou, 02/10/2010.

[40] Le projet de Nexity porte sur 57 600 m² dont un hôtel de 164 chambres de 23 000 m², des commerces au rez-de-chaussée sur 16 000m² et 12 100 m²de bureaux. L’idée est de conserver l’intérêt présenté par la proximité des parking publics (Bellecour et Fosse aux Ours) et surtout de faire de la face arrière de l’Hôtel Dieu, celle qui donne sur la rue Bellecordière, une oeuvre d’art. L’architecte a donc imaginé d’y dresser un gigantesque mur « d’inspiration végétale et pourvu d’alvéoles qu’un éclairage spécialement imaginé mettra en valeur, afin que les gens qui s’y promènent viennent aussi pour voir la construction ».

[41] « La rue Bellecordière deviendrait une place animée par des restaurants et des terrasses. Le rez-de-chaussée du quai s’ouvrirait sur des boutiques, et la voirie, à la charge de la mairie, serait alors complètement réhabilitée. Un hôtel Intercontinental luxueux s’implanterait sous le dôme, transformé en lobby accessible à tous. De leurs côtés les vastes cours intérieures deviendraient des lieux de vie habitées de bars. Deux constructions modernes seraient édifiées sur la rue Bellecordière, faisant passer le projet global à 62 000m² (21 000 pour un hôtel de 140 chambres, 13 000 pour les commerces et 15 000 de bureaux) ».

[42] LyonMag, Hôtel-Dieu : la droite lyonnaise monte au créneau, 04/10/2010.

[43] Ibidem.

[44] Ibidem, Hôtel-Dieu: le baroud d’honneur de Denis Broliquier, 28/10/2010.

[45] Ibidem, Eiffage rénovera l’Hôtel Dieu et Hôtel-Dieu : Eiffage et Intercontinental choisis !, 29/10/2010.

[46] 13000 m² de commerces, 15 000 m² de bureaux et un hôtel de luxe de 140 chambres, géré par le groupe Intercontinental. La rénovation devrait coûter au total 150 millions d’euros.

[47] LyonMag, Le collectif « Hôtel-Dieu » ne lâche pas le Pôle régional de promotion de la Santé, 04-11-2010.

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Responses

  1. Stefano,
    Il faut remonter la chronologie des articles et commencer avec les articles parus il y a un an, voir plus pour montrer l’évolution des pensées…

  2. ok, je donne un parcours chronologique alors!

  3. c’est Stefano. J’ai changé des choses, meme s’il n’y a pas beaucoup d’articles interessants – pour la critique de mon article – de l’année 2009/debut 2010.


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