Publié par : m2museologie | 19/10/2010

Suite de nos recherches sur les moyens de présentations ainsi que sur l’agencement des différents espaces.

Espace de « concernation » :

Dans notre précédent article, nous proposions de présenter un texte général explicatif ainsi qu’une vidéo dans cet espace. Nous pensons en effet que ce lieu sert d’introduction et c’est à partir de là que le visiteur est le plus attentif, c’est pourquoi il s’agit de donner les informations, les « clés » qui guideront la suite de la visite.

Distribuer des plaquettes explicatives avec le plan du musée et des textes généraux peut être une proposition sur laquelle il faut réfléchir.

Ensuite, pour la vidéo, nous nous disions que c’était justement le meilleur lieu pour la présenter car le spectateur est à ce moment précis prêt à capter toutes les informations.

Ce qui peut être possible, c’est de la mettre dans un espace un peu en marge, laissant ainsi le choix au spectateur de la découvrir s’il le désire et ne pas l’imposer. Mais, c’est un système qui saisit immédiatement l’attention et peut aider dans le reste de la visite. La vidéo est évidemment quelque chose qui fonctionne uniquement dans un lieu qui traite d’un thème précis, ce qui est le cas avec ce futur musée de la santé. De plus, la collection étant tellement riche, les acteurs nombreux, l’histoire importante, qu’il n’est pas certain que le visiteur « intercepte » la totalité de ces paramètres, c’est pourquoi une présentation rapide de ces thèmes permettra tout de suite à celui-ci de percevoir les enjeux majeurs du reste de l’exposition.

En ce qui concerne la question de la chronologie et de la thématique, il nous semble qu’il n’y a pas une multitude de réponse. Peut-être que la meilleure étant une présentation thématique et, qu’à l’intérieur de ces thèmes, il y aurait une chronologie.

La dernière partie mélangerait la bibliothèque, l’espace multimédia, la librairie et le lieu de rencontre.

Le Baquet de Mesmer et la seringue prennent place dans l’espace de compréhension car ceux sont des instruments primordiaux dans l’histoire médicale. Il est vrai que la seringue est plus accessible car tout le monde a eu à faire au moins une fois dans sa vie à ce type d’instrument. Le Baquet de Mesmer est plus complexe à comprendre, nous pouvons proposer une exposition à la Joseph Kosuth (se reporter au texte de Benoît).

Pour les 4000m2, il faut penser à des espaces avec des installations spécifiques qui permettront un gain de place. De ce fait, l’accumulation paraît être une solution. Il faut aussi peut-être songé à mêler ces accumulations aux espaces de reconstitutions.

Il faudrait en effet creuser le lien entre les réserves et les objets choisis. Mais le problème c’est que nous avons du mal à voir ce que représente 4000m2 et de plus, quels éléments vont être montrés ?

En ce qui concerne les modalités d’accrochages et de présentations, plusieurs systèmes existent. L’artiste Sophie Calle est un bon exemple et son travail peut éventuellement nous servir de base. Elle a un projet qui se nomme « Prenez soin de vous ». C’est en fait dans sa vraie vie qu’elle puise la plupart de son travail, ici « Prenez soin de vous » est la phrase finale d’une lettre de rupture qu’elle a reçue. De ce fait, elle a utilisé cet événement personnel pour faire une œuvre.

Par la suite elle demanda à plusieurs femmes, de tout âge et toute profession de réinterpréter cette lettre à leur manière. Les professions étaient diverses : actrice, chanteuse, compositeur, écrivain, institutrice, journaliste, psychologue… et les formes encore plus larges : textes, court-métrage, vidéos, dessins, textos… ceci était présenté dans le même lieu. Ce travail nous montre bien comment partir du même thème pour le décliner sous différentes formes et le présenter de différentes manières.

Nous proposions d’évité des vitrines. Ceci est valable pour certaine catégorie d’objet. Par exemple, au musée de l’histoire de la médecine et de la pharmacie, le tableau de la Vanité couché sous une vitrine n’est pas vraiment idéal. En revanche, pour certain instrument chirurgicaux, les vitrines seront certainement très pratiques. Comme système on peut aussi penser à des étagères, comme celles pour les pots de pharmacopée, des cimaises, des accrochages muraux, des suspensions, au sol, il faut fouiller de ce côté là.

Des systèmes de rangement ou présentation semblables à ceux de l’artiste Jiechang Yang sont à approfondir.

Voici quelques clichés d’oeuvres d’artistes sur qui nous nous appuyons pour avancer dans nos recherches. De prés ou de loin, elles ont toutes un rapport avec les aspects de muséographie et des modes de présentations que nous souhaiterions développer.

Richard Serra au musée Guggenheim à Bilbao. Son oeuvre occupe une grande partie du musée, elle est isolée par rapport au reste.

Andrea Gursky « 99 cents ». Une fois de plus travail sur l’accumulation.

Zilvinas Kempinas « Flying Tape ». Travail sur l’isolation de l’oeuvre.

Bruce Nauman, Fifteen Pairs of Hands, pavillon américain, biennale de Venise 2009. Ce sont des moulages de ses mains en bronze dans différentes positions. Elles sont disposées sur des cimaises hyper sobres, on peut déambuler au milieu.

Isa Genzken, ces deux oeuvres nous montres l’unicité de l’objet. Pour accentuer cela, elle utilise très souvent des cimaises, des socles, des piedestals.

Sophie Calle et son travail « Prenez soin de vous ». En fait, durant sa vraie vie, elle a reçu une lettre de rupture qui se termine par « prenez soin de vous », du coup elle  a demandé à  des femme de tout âge et toutes professions de réinterpréter cette lettre selon leurs compétances ,actrices, chanteuses,  psychologue, institutrices, écrivains, actrices porno, perroquet, humoristes.  Les médiums utilisés sont très diversifiés : des vidéos, des lettres, des dessins, des chansons, des courts métrage, des livres….
Au niveau de la présentation, elle travaille sur la diversité des moyens de présentation.
Dans l’exposition se mêlait des films sur différentes tailles d’écran, des photos, des lettres sous vitrines, des petits livrets, bref une multitude de médiums.

Oeuvre vue à la biennale de Venise 2009. Elle prenait tout un pan de mur. Des sortes de boîtes à pharmacie accumulées.

Delphine Coindet. Son travail s’oriente beaucoup sur l’idée de spectacle, théâtralité, ce qui est mis sur scène, ce qui forme les coulisses, elle joue beaucoup avec l’idée de « l’envers du décor ». Les deux oeuvres ici présentent un devant et un derrière, ce qui est plutôt étrange pour une sculpture car elles doivent plutôt être appréhendées dans leur globalité.

Dans le même registre que Delphine Coindet nous avons Rachel Harrison.

TO BE  CONTINUED…

Raphaelle & Benoit

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