Publié par : m2museologie | 12/10/2010

une nouvelle médiation culturelle

J’aimerai traiter ici d’un point qu’il serait utile d’envisager et qui concerne non pas la création d’un musée de la médecine ou de la santé, aussi incertaine soit-elle encore aujourd’hui, mais plutôt de l’organisation de celui-ci. Mon article s’intéressera plus particulièrement ici à la médiation culturelle en se posant comme questions principales :                      

-Quelle médiation culturelle faut-on proposer au sein de ce nouveau lieu d’exposition ?

-Faut-il réunir et réutiliser les différentes médiations déjà existantes et proposées aux seins des différents musées médicaux de Lyon ? 

-Comment dynamiser l’approche de ces collections scientifiques qui sont parfois jugées comme ennuyeuses ou non intéressantes par certains publics ?

Toutes expositions muséales, aussi différentes soient elles, nécessitent une explication sinon une aide pendant la visite encore plus lorsqu’il s’agit d’un sujet complexe tel que l’est la médecine.

Les visites que nous avons faite dans les différents musées de médecine de Lyon nous ont bien montré qu’une visite guidée était parfois plus que favorable à une meilleure compréhension des lieux et des objets qui y sont exposés. La découverte de la collection du musée de l’histoire de la médecine et de la pharmacie, mais aussi du musée paléontologique et le musée de l’herbier de Lyon 1, accompagnée  d’explications orales proposées par des spécialistes permit alors une meilleure approche de ces lieux et donc une totale compréhension de ceux-ci. A l’opposé, nous avons pu nous rendre compte que notre visite au musée des HCL, ne bénéficiant pas de médiation ou de quelconques explications, mise à part les cartels accompagnant les oeuvres, fût plus difficile à appréhender. Certes, il s’agissait de notre première découverte en matière de musée médical depuis le début du projet, mais il est clair et net qu’elle fût l’une des moins appréciées à cause de ce manque de médiation que le public aime retrouver dans les musées.

Cette approche que propose la médiation culturelle au sein des musées est d’autant plus importante car en plus de permettre une meilleure compréhension de l’exposition elle même, elle permet également de dynamiser la visite en incitant le public à participer par exemple, ou par n’importe quel autre moyen que le médiateur utilisera. La médiation culturelle comprend aussi tous les outils ou activités mises à la disposition des visiteurs pendant la visite. Les technologies intéractives toujours plus performantes et innoventes. Elles seront d’autant plus les bienvenues dans un musée de la médecine afin de présenter telles ou telles pratiques ou techniques scientifiques et permettent ainsi de dynamiser les parcours

Car le parcours est aussi un des éléments essentiel de la visite. Il est réalisé par les médiateurs aussi appelés guides conférenciers qui réfléchissent à proposer une visite à la fois claire, intéressante, atrayante, dynamique mais aussi adaptée à chacun. Ceux-ci tendent alors à inciter les visiteurs à revenir sinon à conseiller le musée. La médiation culturelle est donc aussi la carte de visite du musée et n’est autre qu’un mirroir de ce qui s’y passe, de ce qui plait ou non.  La préocupation des publics est ainsi au coeur du projet de la médiation culturelle. 

Reste à savoir ici sous quelle forme la médiation culturelle se fera au musée de la Santé. Cela dépendra avant tout de sa forme à lui soit de la manière dont il sera crée et envisagé. Un musée, un centre d’art, un laboratoire…En effet, toute médiation dépend avant tout de la manière dont le musée s’organise et est envisagé. Elle dépendra donc de celui-ci et de la façon dont on veut présenter les collections. 

Si une bonne partie des collections peut être exposée alors il faudra envisager une médiation dite « permanente » qui présentera toujours les mêmes collections en variant, pourquoi pas, les parcours en fonction de la demande du public. Elle sera plus technique  si elle concerne un public de spécialistes tout en étant aussi capables de se mettre au niveau de n’importe quel novice.  Et si au contraire, comme le propose sélyne, le musée n’obtient pas beaucoup d’espace d’exposition et que l’exposition temporaire est choisi pour ce musée (ce qui je pense est une bonne solution à envisager comme elle nous la expliqué dans son article) alors il conviendra de créer une médiation « temporaire » elle aussi pensée et proposée avec une nouvelle approche à chaque fois, selon différents parcours qui suivront les thèmes adoptés.

à suivre…

J.SANTORO

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Responses

  1. 05-Justine
    Vous êtes trop distante du sujet. Vous ne vous impliquez pas directement, c’est la raison pour laquelle vs utiliser : « si », « reste à savoir », et le conditionnel. Utiliser le présent et choisissez un sujet plus puissant (nous en parlerons mieux mercredi (sans faute!), mais dès aujourd’hui apportez moi d’autres sources de réflexion.

  2. Justine
    Non à un sujet en commun avec Stefano. Traitez seule votre sujet. Il y a une belle analyse à faire des 4 collections…. dans leur apport historique et d’appartenance, muséologie-muséographie, etc…
    M.des HCL (avec la collection Renaud)
    M. HMP
    M. d’Anatomie
    M. d’Odontologie

  3. D’accord je me penche sur les collections visitées je vous fais part de mon travail demain. J’avais également pensée traiter d’un autre exemple de réhabilitation de bâtiment en musée qui a déjà été réalisée comme le sera l’hôtel dieu en parlant du musée d’Orsay ??? Que pensez vous de ce sujet ???


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