Publié par : m2museologie | 12/10/2010

Parallèle

C’est un peu en marge, mais ici je souhaite simplement faire un parallèle entre les armoires permettant le classement des collections que nous a présenté Abel Prieur et l’œuvre de l’artiste chinois Jiechang Yang.

Ce mobilier permet la mise à l’abri des différents éléments de la collection.

Armoire permettant le rangement des collections

Il semble important de mettre en évidence le côté utilitaire bien sûr,  mais aussi l’esthétique d’un tel meuble. Hormis sa fonction, il renferme aussi une histoire. Les armoires de l’herbier de la collection Bonaparte par exemple,  qui sont réceptacles de tous ces éléments mais font aussi partie intégrante de celle-ci. Le contenu et le contenant sont aussi importants l’un que l’autre.

Ce mobilier occupe aussi un espace imposant, il a un volume, un poids, nous pouvons même affirmer que ces armoires ont un aspect sculptural. Bien que renfermant des collections primordiales, elles ont aussi une importance significative.

Lors de notre visite, ce système m’a ainsi fait songer à l’œuvre « Underground Flowers » de l’artiste chinois Jiechang Yang. (Je tiens à préciser que je me suis penchée sur la forme et non le fond de l’œuvre).

Le travail de cet artiste était présenté à la Sucrière lors de la biennale d’art contemporain à Lyon en 2009.

Jiechang Yang

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette installation se compose de 3000 reproductions d’os humains en porcelaine étiquetées et rangées dans des tiroirs d’armoires.

Le but de l’artiste était de faire don de son œuvre. En effet, lors de cette manifestation, en échange d’un don à une association lyonnaise, l’artiste donné une de ces pièces. Ce travail fait aussi écho au gouvernement chinois, elle est ce que l’on nomme une œuvre « politique ».

Ici, ce qui nous intéresse concerne plutôt l’aspect « physique » de ce travail, son système de présentation.

Ce n’est pas le musée qui s’inspire de la scénographie des artistes contemporains mais les artistes qui puisent leur référence dans les modalités de conservation des musées. L’artiste emprunte ce moyen de préservation ; qui est plutôt voué à la « non exposition », pour présenter son travail. Ainsi, il apparaît que nous pouvons, pour ce futur musée de la santé, songer à montrer les choses « cachées » habituellement ou du moins se servir de ces meubles ou ce procédé. Ceci peut donner l’impression au visiteur d’être véritablement intégrait dans le musée, de connaître son fonctionnement, sa partie cachée. Il y a une sorte d’authenticité.

Car, ces armoires représentent la partie immergée de l’iceberg,  il est fréquent que le pourcentage des objets présentés soit très largement inférieur à celui qui se trouve dans les réserves.

Il faut arriver à montrer quelque chose qui oscille entre préservation des collections et monstration de celles-ci.

Raphaëlle. 

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