Publié par : m2museologie | 12/10/2010

Joseph Kosuth, l’isolateur d’objet

Je reviens juste rapidement pour donner une référence en la matière quand au mode d’exposition que l’on peut qualifier d’ « isolation ». Selon mon avis ce procédé conviendrait parfaitement a des objets « phares » de notre expositions tel que le baquet de Mesmer ou encore la seringue, objets ayant une aura particulière et qu’il faut sans aucun doute présenter avec précaution.

En 1965, dans son œuvre One and Three chairs, Joseph Kosuth isole une simple chaise et lui donne une puissante attraction grâce a cette mise en scène que l’on pourrait nous même utiliser.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En effet ce procédé d’exposition isole parfaitement l’objet ce qui lui permet de canaliser toute l’attention du regardeur.

Un objet réel, la seringue ou le baquet, serai choisi parmi des objets singuliers. Il serait placé contre une cimaise, entre sa photographie, son image reproduite par un procédé mécanique et sa définition, son historique…

L’ensemble est la triple représentation d’une même chose sans qu’il y ait une répétition formelle, le cas échéant cela devient de l’accumulation. Ce qui est multiplié d’une partie à l’autre de l’œuvre, ce n’est pas la l’objet réel, encore trop particulié malgré sa neutralité, ni la photographie qui ne représente que son image du point de vue du spectateur, ni enfin sa définition qui envisage tous les cas répertoriés de l’emploi du mot  mais néglige de fait celui de l’objet réel et de son image. Il s’agit dans les trois cas d’un degré distinct de la réalité de l’objet. Tous trois désignent, par leur association, un quatrième objet, idéal et invisible dont le concept se trouve ainsi suggéré, bien plus que défini. Là où défaille l’objet, intervient l’image, et là où celle-ci à son tour défaille, apparaît le langage, lui-même insuffisant mais déjà relayé par l’objet.

Tout ce concept reste assez anecdotique quand a son utilisation avec nos objets provenant de la médecine, mais je pense que ce moyen de présentation peut justement donner de la valeur a certains objets, il mérite peu être d’être retravailler pas nous même  Cependant attention de ne pas tomber dans le plagiat…

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Responses

  1. J’ai basé mon mémoire sur One and three chairs : en partant de cette oeuvre, j’ai abordé la relation à l’objet exposé ainsi qu’à l’oeuvre d’art. Sans répéter l’installation de Kosuth, il me semble important de s’inspirer de son idée centrale : à partir de l’objet présenté, comment faire en sorte que le spectateur se l’approprie et ainsi crée un nouvel objet, celui dont il garde l’image, l’expérience, et qui diffère de l’objet initial. D’où l’importance de mettre en exposition des objets appropriables par le public.

    Sélyne


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