Publié par : m2museologie | 12/10/2010

Création de différents espaces classés par thèmes avec une scénographie adéquate s’inspirant d’artistes plasticiens.

 

Nous avons, dans les textes  d’André Giordan, extrait trois espaces que l’auteur met en évidence pour présenter des collections d’un musée : l’espace de « concernation », l’espace de compréhension et celui « pour en savoir plus ».

 

Le premier espace est celui de la « concernation ». Cette « zone » va être celle de l’introduction à l’exposition, elle définira la ligne conductrice de l’ensemble de la collection présentée. Ce sera la base sur laquelle va se « monter » tout le reste de l’exposition. Ce lieu doit ainsi être celui de la « captation », il s’agit ici de saisir toute l’attention du public. Le visiteur doit s’identifier au sujet et au lieu.

Nous pensons que dans cet espace il faudrait mettre les textes  racontant l’historique du lieu, les dates importantes et éventuellement une vidéo présentant l’histoire du musée et ce qui va être développé le long du parcours muséographique.

Ce système « d’introduction » nous a fait songer au premier travail de l’artiste Tatiana Trouvé. (Site galerie Perrotin). Sa méthode a d’abord débuté avec ce qu’elle nomme son « Bureau d’Activités Implicites ». C’est une sorte d’introduction à sa démarche actuelle faite d’œuvres tenant plus de la maquette que du projet final. C’est pourquoi il nous semblait pertinent de citer cette artiste.

Les questions qui seront soulevées dans espace comme celui-ci sont : Comment ? Et quels éléments doit-on faire intervenir pour introduire un ensemble qui sera ensuite plus approfondit ?

 

De ce fait, nous pensons qu’en introduction, il serait peut être envisageable de mettre en place une vidéo qui explicitera l’historique du lieu, les intervenants…

Ce type de présentation est utilisé au musée de la coutellerie de Thiers. Un système comme celui-ci permet de capter immédiatement l’attention du visiteur et d’expliquer simplement les lignes conductrices de l’exposition. De plus, la vidéo permet une absorption des informations plus aisée. La vitesse, les images, ce penchant interactif est plus efficace que de longs textes d’introduction dont nous retenons peu de choses.

Ce premier lieu a donc pour mission de « lancer » le visiteur et mettre en évidence la politique de l’exposition. Il sert de préambule.

 

Dans la lignée de cet espace, se trouve celui de la « compréhension », qui a pour rôle de présenter, sous des formes diverses, les propos de l’exposition. C’est le lieu le plus important où se mettront en place les réflexions et l’assimilation.

C’est ici que nous pouvons penser différents « styles » de monstrations, comme l’isolation dont nous avons parlé précédemment. L’isolation pour mettre en évidence le Baquet de Mesmer où la seringue. Mais, dans ce parcours nous pouvons aussi intégrer des zones plus inattendues et qui permettront une respiration dans le parcours. Ici peuvent prendre place les accumulations avec les visages en cire ou les tubes de Crookes.

Ces lieux permettent de « recapter » l’attention du spectateur et casser la linéarité.

C’est aussi dans cet espace que qu’il faut disposer les instruments chirurgicaux classés par thèmes ou spécialités, une classification étant indispensable.

L’idée de classement est, et a été très usitée par les artistes. En 1962, Robert Morris a créé « Card file ».

Cette sculpture/installation est une boîte qui regroupe plusieurs fiches classées qui sont en fait les explications sur la fabrication de la boîte qui les contient ; les outils, les matériaux…

A la fin de ce parcours peuvent être mise en place les reconstitutions : la chambre des aliénés, le lit à quatre places, le mobilier et la reconstitution des cabinets de docteur, les meubles de pharmacie mais aussi la tour pour abandonner les bébés. En quelque sorte des objets qui ont leur place dans l’espace de l’exposition mais un peu en marge par rapport à la santé.

La reconstitution est aussi employée par les artistes. Lors de la biennale de Venise en 2009, le pavillon qui regroupait la Finlande, la Suède et la Norvège présenté une sorte de maison témoin design ou le visiteur pouvait déambuler et s’installer dans n’importe quels lieux de celle-ci.

En épilogue de l’exposition se trouve l’espace pour poursuivre, un peu en marge, l’exposition. Le visiteur a le choix entre approfondir la démarche où sortir.

C’est dans cet espace que l’on peut placer les livres, les ordinateurs avec des liens sur Internet.

Thomas Hirschhorn a créé « Deleuze Monument », c’est une sorte de librairie/ bibliothèque/lieu de rencontre,  installée dans  zones de banlieues. Le but est de construire cet espace avec la participation des habitants et que ces derniers puissent profiter de ce lieu ou pas. Chacun fait son choix. Le but étant de donner accès à la culture à des milieux plus défavorisés et créer un lieu convivial.

Raphaelle & Benoit

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Responses

  1. 01-Raphael-Benoit
    Sur les 3 espaces : nous sommes ds le sujet. L’espace de concernation, captation est surement capital, mais commencer une visite par des lectures, et le regard d’un écran me semble difficile ? Tentez de me convaincre du contraire…
    Ds l’espace de compréhension le baquet de Mesmer et la seringue sont intéressants (pourquoi ?), puis recapter, casser le parcours également. A cette différence près que si la seringue est accessible pour tous, personne ne sait ce qu’est le baquet de Mesmer. Alors comment l’expliquer à un public libre ? Le couplet sur la fin de parcours est significatif d’un épuisement d’idées (la chambre des aliénés, le lit à quatre places, le mobilier et la reconstitution des cabinets de docteur). Là on est dans le débarras fantomatique….. En revanche intégrer une bibliothèque d’ouvrages choisis à l’espace du musée est intéressant. Cela conforte la réunion de principes d’exposition (cabinet de curiosité et musée d’aujourd’hui), et l’aspect scientifique, laboratoire de type de collections….
    L’exemple d Jiechang Yang est évidemment d’autant + captif qu’il met en scène des ossements. Il faut creuser le lien entre montrer les réserves et les objets choisis !
    La question : la structure : Doit-on classer les objets chronologiquement ou thématiquement ? est aussi importante…
    Isolation et accumulation à développer…
    Il faut éviter les vitrines, qui agiraient comme des interfaces parasites. Bien alors comment présenter les objets (condition de sauvegarde, d’entretien, de sécurité ?)
    Bref, Ok sur le fond ! Il vous faut maintenant creuser et développer cette fraction/union entre l’unicité et la multiplicité, en tenant compte au moins d’un paramètre : le musée de la Santé disposera de 4000 m2.


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