Publié par : m2museologie | 03/10/2010

Ebauche: La relation Visiteurs/Objets

Le terme objet renvoie à l’ensemble des « objets utilitaires » (en opposition aux objets dits de représentation).

1 « Sur la conversion que le musée fait subir à la chose » B. Deloche

Ces instruments/outils/machines/… détachés de leur fonction initiale et enfermés sous vitrines sont condamnés à être contemplés comme les témoins muets d’une vie passée : « arraché à la vie, dé-contextualisé, l’outil devient objet » (B. Deloche).

Ils laissent tous supposer et imaginer une manipulation par le spécialiste et une action sur le corps, ils ont été réalisés dans cet objectif: être manipulés et manipuler. Or, de la même manière que l’herminette dont nous parle B. Deloche, exposée dans une musée d’anthropologie dont «  la seule destination sera d’être regardée, pas même touchée, tant il est inconcevable de la prendre en main pour l’essayer », les instruments de médecine offerts au regard du visiteur ne dévoilent rien de leur utilisation ou de leur positionnement dans l’histoire de l’innovation médicale.

Seringue de Pravaz ou de Charrière, je ne vois que deux seringues.

2 Un musée vivant rempli « d’objets morts »?

Morts car ayant perdu leur fonction, détachés de l’idée et de l’utilisation qui en justifient l’existence.

Première piste

  • Attribuer un rôle actif au visiteur (et pas seulement contemplatif : « la contemplation studieuse »), l’intégrer au processus de médiation en favorisant une relation Visiteur/ Objet de l’ordre de l’action, de l’agir : interaction / interagir grâce au recours à  des dispositifs interactifs et supports multimédias.
  • Expositions interprétatives, définition de Veverka

« Une exposition est interprétative si elle rend vivant le sujet traité, en impliquant activement les visiteurs dans son propos et en reliant celui-ci à la vie quotidienne des visiteurs »

3 éléments

1 L’objectif: « rendre vivant le sujet traité »

2 Le statut du visiteur:« en impliquant activement le visiteur dans son propos»

Peut être en l’impliquant de deux manières : le visiteur inter-locuteur à part entière (non seulement présenter les objets mais surtout les communiquer) et pourquoi pas inter-acteur qui à son tour émet des contenus et interagit avec les contenus (interactifs, multimédias et objets)

Exemple d’implication du public: Musée de la personne de Sao Paulo ou les histoires personnelles (récits et témoignages, textes et vidéos) s’intègrent à l’histoire collective.(voir à ce sujet Le musée de la personne , Karen Worcman dans Les Nouvelles de l’ICOM, sans doute disponible sur Internet et scanné dès que je trouve un ordinateur! Et un scanner…)

ET 3 Les thèmes: « en reliant celui-ci à la vie quotidienne des visiteurs » c’est à dire en orientant le propos de manière à ce que tous se sentent concernés, en s’appuyant sur des références partagées. Il s’agit de dépasser l’objet pour fixer l’attention sur les théories et les besoins à l’origine de l’innovation (Hygiéne, confort,…). Mettre l’accent sur ce qui a motivé la création plus que sur la création elle même mais aussi s’intéresser aux débats et problématiques actuels (exemple: le titre très révélateur d’une exposition à la cité des sciences Alzeimer: vivre avec?) comme un aller-retour constant entre le présent du visiteur et le présent(-passé) de l’objet,

Offrir des expériences ( voir, entendre, toucher, sentir, gouter) à vivre, permettre une approche active et sensorielle autour du principe « apprendre et comprendre » avec des objets représentants de la pensée de leur temps auxquels on associe une réalité grâce à une contextualisation historique et une « contextualisation  en acte »( interactifs d’animation et de présentation * et supports multimédias) qui reconstitue l’action et permet de comprendre le fonctionnement.

* définition de X. Perrot: « Un interactif d’animation est conçu spécifiquement par rapport au contenu de l’exposition; il propose une aide à la visite et éventuellement des activités ludiques ou didactiques en rapport avec le thème de l’exposition .Les interactifs de présentation font partie intégrante de l’exposition et permettent des modes originaux d’interprétation, notamment grâce à l’infographie et à la simulation »

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Responses

  1. Marine, maintenant contextualisez le propos en rapport avec les instruments dont ns disposons ds les 5 collections, en fonction d’une typologie d’objets ? d’unité de soins ? en construisant des modèles, en formulant des hypothèses….
    Le cas des seringues est intéressant : développez… Pourquoi l’expo de ces 2 seringues vs paraît-il stérile ? etc….

  2. 02-Marine
    Sur ce premier point Sur la conversion que le musée fait subir à la chose, témoins muets d’une vie passée : à développer.
    Les interactifs de présentation font partie intégrante de l’exposition et permettent des modes originaux d’interprétation, notamment grâce à l’infographie et à la simulation » Un musée vivant rempli « d’objets morts »? A développer. Comment rendre un peu de vie/de matérialité à ces objets ?
    Offrir des expériences (voir, entendre, toucher, sentir, gouter) à vivre, permettre une approche active et sensorielle autour du principe « apprendre et comprendre » A développer, mais de façon concrète avec des exemples empruntés à nos collections…. ou à des expériences dans d’autres musées…


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